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Le renseignement et les sociétés démocratiques

 

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Olivier Forcade, Philippe Hayez et Sébastien Laurent

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sebastien.laurent1@club-internet.fr


"Pourquoi étudier le renseignement ?" : débat sur France-Culture "La Fabrique de l'histoire", jeudi 21 février 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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METIS
Le renseignement et les sociétés démocratiques

Programme 2009-2010 | Programme 2008-2009 | Programme 2007-2008

Programme 2009-2010
«Fiction(s) et réalité(s) de l'espionnage»

Après avoir consacré ses premières saisons au «printemps français du renseignement», à l’impact des crises balkaniques sur le renseignement et au renseignement post-colonial, le séminaire METIS sur le renseignement et les sociétés démocratiques consacre son quatrième cycle au passage de la réalité à la fiction dans le renseignement.

Pour la plupart de nos contemporains, le renseignement est en effet d'abord un objet de fiction, littéraire ou cinématographique, avant d'être une réalité politique. Par un jeu d'aller-retour, cette représentation peut inspirer à son tour l'action des services de renseignement eux-mêmes, comme le relevait récemment la presse britannique.

De qualité nécessairement inégale, la littérature spécialisée s'est très tôt emparée du sujet pour en évoquer les aspects les plus mystérieux ou les plus aventureux, proposer une vision du monde ou prétendre offrir un éclairage réaliste sur les relations entre les individus, l’Etat et ses services. La figure de l'espion, qu'elle soit héroïsée comme chez Ian FLEMING ou fracturée comme chez John LE CARRE, est désormais un classique de l'écran.

Le particularisme du monde censé être ainsi dévoilé explique-t-il à lui seul ce succès de la fiction ? Quels rapports les auteurs entretiennent-ils avec les réalités des services et de leur action ? Certaines œuvres justifiant ou dénonçant les actions des services ont-elles compté dans la compréhension de ce monde ? Les nombreuses productions cinématographiques récentes annoncent-elles un renouveau du genre ou profitent-elles seulement du climat mondial depuis 2001 ?

Pour tenter de répondre à ces quelques questions, METIS a convié des auteurs et des critiques spécialisés pour nous présenter leur point de vue et débattre des thèmes suivants:

Quatrième saison :

Lundi 12 octobre
18h-20h

« Les représentations cinématographiques de l’espionnage»
par Nicolas SAADA, scénariste-réalisateur d’«Espion(s)» et critique de cinéma

lundi 16 novembre
«La géopolitique de SAS» par Gérard DE VILLIERS, auteur de fiction

lundi 14 décembre
«Réflexions d’un ancien coordinateur du renseignement sur
la littérature sur l’espionnage
» par Constantin MELNIK,
ex-coordonnateur du renseignement (1959-1962) auprès du Premier ministre, romancier et éditeur

lundi 11 janvier 2010 :
«Le cinéma d'espionnage américain: reflet de la politique ?» par Trudy BOLTER, maître de conférences à l’université de Bordeaux-IV et à l’IEP de Bordeaux

2008-2009

Très différent du renseignement de sécurité auquel nous sommes aujourd'hui plus accoutumés, le renseignement politique a longtemps constitué le cœur de l'activité des services extérieurs. Afin de mettre en évidence sa contribution à la compréhension de l'évolution de certaines régions mais aussi de mieux percevoir le rôle qu'il a joué dans les panoplies nationales, le séminaire METIS consacrera sa troisième saison à l'analyse du «renseignement post-colonial».

Quel était le dispositif de renseignement des Empires à la veille des indépendances ? Comment les analyses des services de renseignement ont-elles éclairé les autorités nationales sur les cheminements des territoires et les premiers pas des nouveaux Etats ? Comment les services de renseignement européens ont-ils contribué à maintenir une forme de contrôle dans les jeunes Etats d'Afrique et d'Asie ? Comment la reconversion a-t-elle été assurée ? Les appareils officiels de renseignement ont-ils véritablement joué leur rôle au milieu des multiples canaux d’information et d’action des autorités nationales ?

Telles sont quelques-unes des questions que nous tenterons d’explorer lors des interventions que feront des chercheurs et des observateurs spécialisés et des débats que nous vous proposons d'avoir avec eux.

Afin d’examiner ces sujets, nous vous proposons le programme suivant de réunions, qui se tiendront dans les locaux du Centre d’histoire de Sciences-Po, 1er étage, salle de réunion :

Le renseignement post-colonial

Lundi 2 mars 2009, 18h-20h :

« Les analyses britanniques de la décolonisation: les exemples du Vietnam et de l'Indonésie, 1945-1954 »
Martin Thomas (Professeur d’histoire coloniale à l’université d’Exeter)
(Langues : Anglais et Français)

Lundi 6 avril 2009, 18h-20h :

« Le renseignement dans les entourages politiques africains »
Antoine Glaser (rédacteur en chef de la Lettre du continent)

Lundi 4 mai 2009, 18h-20h :

« La coopération, substitut au renseignement ? La prise de décision du gouvernement français en situation de crise en Afrique subsaharienne francophone »
Frédéric Turpin (maître de conférences habilité à l’université d’Artois)

Lundi 15 juin 2009, 18h-20h :

« Les services de renseignement et la décolonisation de l'Afrique noire francophone »
Jean-Pierre Bat (ATER à l’Université Paris I Sorbonne)

Lors de la création l’an dernier par le Centre d’histoire de Sciences-Po du groupe de recherche interdisciplinaire METIS, ouvert à un public composé d’étudiants, de chercheurs et de praticiens, nous faisions l’hypothèse que «l’étude du renseignement à l’époque contemporaine peut contribuer autant à la compréhension des relations internationales qu’à s’interroger, en amont, sur son processus interne de constitution et de mise en œuvre, de ce qui relève au sens propre, de son économie politique».

Dans cet esprit, la première saison a été consacrée à l’étude, sur la base des témoignages de plusieurs personnalités et de la présentation de travaux de recherche inédits, de la notion de «printemps français du renseignement (1988-1992)», période marquée par la création ou la transformation de certaines structures de renseignement et par une certaine évolution des mentalités nationales en matière de politique nationale du renseignement.

Cette première expérience, qui a attiré un public dont le nombre et la qualité ont été propices à des échanges constructifs, a permis de valider l’approche retenue pour le groupe METIS: organiser autour d’une série thématique de quelques séances, des présentations et des débats permettant une meilleure compréhension des problématiques auxquelles sont confrontées les politiques du renseignement dans les sociétés démocratiques contemporaines.

Sous le titre de «l’adaptation du renseignement aux crises balkaniques des années 1990», la deuxième série thématique vise à étudier la contribution du renseignement, notamment français, à la prise en compte par les acteurs de questions d’ordre géopolitique. Si les crises internationales n’épargnent aucun continent, la séquence formée par la période allant de la désintégration de la république fédérale de Yougoslavie à la reconnaissance de l’autonomie du Kosovo nous a paru en effet pertinente pour analyser la manière dont le renseignement français :

- a pu contribuer à aider les autorités nationales à anticiper les diverses crises qu’a connu la région ;
- a dû s’adapter, dans ses modes de fonctionnement, à la conduite d’opérations politiques et militaires conduites en coalition multinationale ;
- a pu appuyer les diplomaties nationales par des relations discrètes ou clandestines avec des acteurs-clés du règlement des conflits ;
- a pu contribuer à la compréhension, voire à la prévention, des enjeux humanitaires que représentaient ces crises pour les populations résidentes.

La contribution du renseignement dans les crises balkaniques n’a pas encore fait l’objet de travaux de recherche ou d’ouvrages publiés (à l’exception de celui de C.WIEBES, cité infra). Afin de ne pas réserver les échanges aux spécialistes de la région, nous vous invitons à prendre connaissance, le cas échéant, de la chronologie et de la courte bibliographie ci-jointes.

L’adaptation du renseignement aux crises balkaniques des années 1990

Lundi 20 octobre 2008, 18h-20h :

Pouvait-on anticiper les crises balkaniques ?
avec l’intervention de M. Georges-Marie CHENU, diplomate qui fut notamment ambassadeur de France en Croatie de 1992 à 1994 et auteur de nombreuses analyses sur les Balkans.
-> Bibliographie sommaire sur l'ex-Yougoslavie
-> Chronologie des crises balkaniques

Lundi 17 novembre 2008, 18h-20h :

Comment le renseignement militaire français s'est-il inséré dans les opérations en coalition ?
avec l’intervention du Général Jean HEINRICH, qui fut notamment directeur des opérations de la DGSE de 1989 à 1992, directeur du renseignement militaire de 1992 à 1995 et commandant adjoint de l’IFOR de 1995 à 1996.

Lundi 15 décembre 2008, 18h-20h :

Les contacts officieux des services avec les acteurs non étatiques: diplomaties parallèles ou convergentes?
avec l’intervention de M. Arnaud DANJEAN, spécialiste des Balkans, qui fut notamment conseiller pour les Balkans du ministre français des affaires étrangères de 2004 à 2007.

Lundi 26 janvier 2009, 18h-20h :

Was Srebrenica an Intelligence failure ?
avec l’intervention du Professeur Cees WIEBES (sous réserve), enseignant au département de relations internationales à l’Université d’Amsterdam et auteur de l’ouvrage «Intelligence and the war in Bosnia 1992-1995» (Lit Verlag 2003).
Lieu : salle de conférences, rez-de-chaussée
56, rue Jacob 75006 Paris

2007-2008

L’activité de Metis sera organisée autour de séries thématiques de 3 à 4 séances.
METIS présente quatre particularités :

- partir d’une démarche très large sur le « renseignement », c’est-à-dire le renseignement public (associant des corps de fonctionnaires très variés, au-delà de la police et de l'armée) dans sa dimension de renseignement intérieur et de renseignement extérieur

- traiter des questions les plus contemporaines dans une perspective historique

- procéder par séries thématiques de trois à quatre séances afin de donner une cohérence à la réflexion collective et de fidéliser le public

- associer dans son public et parmi les intervenants, des chercheurs français et étrangers ainsi que des praticiens ou des acteurs.


1988-1992 : Le "printemps du renseignement français" ?

Lundi 10 mars 2008:

Michel Rocard,
« Le Premier ministre et le renseignement en France, 1988-1991» (18h-20h, 56, rue Jacob, salle du rdc)

Lundi 14 avril 2008:

Préfet Rémy Pautrat, ancien directeur de la DST (1985-1986), ancien conseiller du Premier Ministre pour les questions de renseignement et de sécurité (1989-1991)
« La réforme du renseignement français au début des années 1990 »
(18h-20h, 56, rue Jacob, salle de conférence, rez-de-chaussée)

Lundi 19 mai 2008:

Préfet Claude Silberzahn, ancien directeur général de la DGSE (1989-1993)
« La structuration des Services spéciaux français en 1989 »
(18h-20h, 56, rue Jacob, salle du CERI, 4e étage)

Lundi 16 juin 2008:

Floran Vadillo,
« Le parti socialiste et les services de renseignement (1981-2006) »
(18h-20h, 56, rue Jacob, Salle Jean Monnet, rez-de-chaussée)